La peinture, masque et miroir, tome 1 Écrits sur l’art et pensées détachées

Jean-Marie Pontévia

Lundi 1er mars 1993 // COLLECTION
"La peinture, masque et miroir" Écrits sur l’art

2905810637 — 247 p. (15,5x24) — 27,40 € — Tirage 2000 — Disponible

« “La peinture occupe stratégiquement les trous du langage”
Postulat : c’est le non-dicible qui est peint. La peinture occupe stratégiquement les trous du langage. Même lorsqu’il part d’un texte (Poussin, Rembrandt, etc.), le peintre peint
en outre tout ce qui n’est pas dit et on peut supposer que c’est dans ce surcroit que se déploie ce qu’on peut nommer provisoirement la picturalité d’une peinture.
Ce qui ne signifie pas qu’un tel domaine soit irréductible à tout discours - mais simplement que le discours n’a pas à lui appliquer ses propres catégories.
Peinture : pratique du voir. Production d’une matière visible eu égard strictement à sa visibilité. Donc
pratique de la visibilité ; non pas exercice de la vue — ni catalogue de “visions”, ni “dialogues sur le visible” — mais bien plutôt monologue de la visibilité. »
Jean-Marie Pontévia