Je ne voudrais rien qui mente, dans un livre

Jean-Paul Michel

Jeudi 1er avril 2010 // Événements

Flammarion, 2010
ISBN : 978-2-0812-3197-9 - 320 p. - broché - PPTTC : 19,50€

Jean-Paul Michel est né en Corrèze en 1948. Salué par l’ensemble de la critique, le premier volume de ses poèmes : Le plus réel est ce hasard, et ce feu, a été publié en 1997 (et réédité en 2006) dans la collection Poésie/Flammarion. Ce second ensemble donne sa pleine dimension à l’oeuvre en cours.

« La poésie, pour Jean-Paul Michel, est un vigoureux geste intérieur, bataillant au plus fort de l’inquiétude, cherchant et trouvant “ l’or ” d’une existence crue dans la turbulence même, “ l’ordre et le désordre ” de l’énergie créatrice [...]. La poésie, loin d’un affaissement en quelque impuissance assumée, des modes résiduels de la crainte et de la mélancolie, affirme de cette manière son audace, reconnaît sa puissance [...] n’hésite pas devant la libre, l’honnête, la réjouissante “ folie de nommer ”. [...] “ Manquer à la joie ”, écrit Michel, “ c’est manquer à l’être ”.
[...] La célébration [...] de ce qui est – tout, chaque chose, avec toutes ses paradoxales manières “contraires” – n’est pas tant un “calcul” strictement rationnel ou rationalisant qu’une “brûlure” [...] : une passion, les flammes d’un désir, une intensité, une aveuglante, instinctive consomption d’être – laquelle, pensée au-delà de toute “signification”, produit un profond sens émotionnel et ontologique. Aimer est, ainsi, le seul geste “nécessaire”, donnant valeur, faisant face à tout “mal” que nous pouvons sentir “mordre” en nous. [...] Il faut lire Michel. On exulte. »
Michael Bishop, World Literature Today (2003)

« Alors que les poètes français nés après la seconde guerre mondiale paraissent souvent contraints par une sorte de modestie formelle et inhibés par des horizons thématiques étroits, Michel, plein de ressources, définit la responsabilité de l’artiste comme celle d’« ouvrir des chances nouvelles au pensable, au visible, à l’audible, de leur donner une possibilité de plus ». [...] Ses Carnets de Pietranera complètent des idées développées dans La Vérité, jusqu’à la faute soulignant que la poésie authentique se trouve où « l’objectivité de la vérité » atteint son « point le plus élevé ».
De telles ambitions poétiques ne se rencontrent pas souvent en France, ces temps-ci. »
John Taylor, Times Literary Supplement, 7 mai 2010

Rappel, à propos de Le plus réel est ce hasard, et ce feu ( Poèmes, volume 1) dans la même collection (1997, édtion nouvelle corrigée 2006)

"Comme vous avez bien fait de réunir ces beaux poèmes dans un ordre chronologique ! permettant ainsi au lecteur de suivre la progression d’une démarche extrêmement singulière. (...) Elle part d’une contestation de la rhétorique, mise d’abord en lambeaux, pour s’élever et imposer hors de toute convention cette forme à la fois hardie et maîtrisée, d’une vigueur sans pareille, qui vous est devenue propre et m’avait tant frappé dès la première lecture de vos écrits poétiques.(...) ma profonde gratitude, mon amitié."
Louis-René des Forêts

"La force, la vivacité, la folie : vous possédez ces qualités majeures. On irait même jusqu’à trouver du génie à vos ’ciseaux’."
Pierre Oster-Soussouev

"A mes yeux, c’est un chef-d’oeuvre, d’un mot que je n’emploie pour ainsi dire jamais."
Philippe Lacoue-Labarthe