L’invention du lecteur

« Ich lese Hölderlin, wie man Schläge einsteckt »

Jean-Paul Michel

Jeudi 3 mars 2011 // COLLECTION
"L’invention du lecteur"

Verlag im Wald / William Blake & Co. Edit., mars 2011
ISBN : 978-2-84103-187-0 – 16p. – agrafé – PTTC : 7 €
Édition bilingue. Texte original français. Traduction allemande par Rüdiger Fisher

« Ich lese Hölderlin, wie man Schläge einsteckt.
So geht es mir auch mit Pascal, mit Mein bloßgelegtes Herz, mit Fjodor Dostojewskij und einigen andern.
Diese Bücher sind so beschaffen, daß sie in uns « das Herz » wie Steine zerschlagen.
Man kehrt zu ihrer Stimme zurück, weil man ein Bedürfnis nach reinwaschender Gewalt verspürt.
Wenn man sie wahrhaft erkannt, erlitten, mit jedem Nerv gespürt hat, kann man nichts
anderes mehr lesen, ohne zu erfahren,wie lächerlich dann ein Buch ist, das uns nicht mehr entblößt.
Diese Bücher sind unanständig.
Man muß sie fürchten. »

« Je lis Hölderlin comme on reçoit des coups.
Ainsi de Pascal, de Mon cœur mis à nu, de Fiodor Dostoïevsky, de quelques autres.
Ces livres sont faits pour battre, en nous, « le cœur », comme pierres.
On revient à leur voix par besoin – de violence, qui lave.
Les a-t-on véritablement connus, soufferts, éprouvés par chacun de ses nerfs, qu’on ne peut plus lire rien d’autre sans connaître ce qu’a de dérisoire, alors, un livre qui ne nous fasse nu davantage.
Ils vont à l’obscène, ces livres.
Il faut les craindre. »