Du dépeçage comme l’un des Beaux-Arts

Jean-Michel Michelena

Lundi 1er mars 1976 // COLLECTION
"L’invention du lecteur"

Frontispice de Francis Limérat, William Blake & Co. Edit., Bordeaux, 1976.
Épuisé en E.O. Texte repris in Le plus réel est ce hasard, et ce feu.
"Bravo (...), de tout cœur, pour le dépiècement. (...) C’est bien dit bien fait, et bien assumé."
Roland Barthes.

"Je crois que votre ton et votre direction sont d’une fermeté assez rares (...). Oui, c’est très net, très frais, très décapant, là, ce qui se propose, avec cette maîtrise elliptique dans l’orchestration de timbres divers. (...) Je trouve dans votre entreprise de vivisection plus de portée (et disons même de charme) que dans la réplétion théorique et l’insuffisance pratique de tant d’autres qui prétendent tout ratiboiser.
Jacques Réda.

"Lisez, lisez, Jean-Michel Michelena ; vous n’en finirez pas d’y revenir. Laissez ses mots se disposer dans votre tête jusqu’à ce que la caisse emplie de sons vous commenciez de parler une langue dont vous ne saurez jamais si elle vous est propre ou étrangère. Tel est l’enseignement de ce livre déconcertant : il vous apprend à lire, il vous apprend à vous écouter jusqu’au murmure qu’il sait capter dans des blancs qui loin de diviser la fiction la fondent. Il y a dans ce livre "une chance de mort" (M. Roche) pour la littérature."
Mathieu Bénézet, Les Nouvelles Littéraires .