Annales du Centre Ledoux

Paris, Capitale des Arts sous Louis XV

Collectif, sous la direction de Daniel Rabreau

Dimanche 1er juin 1997 // COLLECTION
Architecture

2911059050 — 270 p. (17x24) broché — 41,16 € — Tirage 500 — Disponible

Louis XV, après la Régence, exerce le pouvoir comme son aïeul depuis sa retraite aux champs, Versailles. Mais il dut s’efforcer de rénover l’image royale, désormais ouvertement contestée, devant la redoutable République des lettres et des arts des philosophes : Paris. Au sommet des institutions représentatives de l’État, garant d’une politique des arts, le roi découvre en son peuple un Public, celui-là même qui critique les artistes attentifs à le satisfaire, mais encore plus soucieux de plaire à l’élite d’une société urbaine aux goûts bourgeois. Pourtant, passées les quarante premières années du règne, le renouveau classique "à l’antique" paraît convenir progressivement à toutes les formes de création, jusqu’à ce que la mode le fit valoir dans le moindre colifichet. Quelles motivations profondes rapprochent les artistes des désirs des commanditaires ou mécènes (selon le marché de l’art ou face aux privilèges académiques dont relève le Salon), et du rôle que tient le public dans cette alchimie qu’est la vie urbaine artistique ?
Ce recueil, composé en onze études, a pour objectif de faire connaître les travaux en cours de jeunes chercheurs de l’Université, qui portent sur différents sujets montrant l’activité artistique parisienne liée au goût pour l’innovation et à la présence de la critique. Cette unité thématique et de méthode d’investigation rassemble ces articles qui, tous, s’interrogent sur la rupture stylistique affirmée à Paris durant le règne de Louis XV. En témoignent : l’image de la monarchie à travers la politique progressiste des monuments, le sens d’une iconographie qui cherche à capter un public exigeant (portrait royal, décor des fêtes, nouvelles images à l’antique, "grande manière" religieuse), le renouveau de la formation artistique et l’émulation que suscitent les échanges internationaux (enseignement académique en sculpture, échanges d’artistes entre Paris, Rome et Londres), le goût pour l’innovation dans les programmes d’architecture privée (invention de l’immeuble bourgeois, nouvelles commodités domestiques et arts des jardins). D’un article à l’autre, les thèmes s’enchaînent pour susciter une réflexion plus générale sur certains caractères spécifiques et peu connus, ou oubliés, de cette ville, vitrine des arts d’un pays dont le goût, devenu européen depuis quelques décennies, se transforma vite et radicalement.