L’anthropologie à l’époque de l’enregistreur de paroles

Bernard Traimond

Samedi 1er novembre 2008 // COLLECTION
Anthropologie

2841031665 — 198 p. (15,5x24,5) broché — 30,00 € — Tirage — Disponible

L’irruption du magnétophone (Goody) autour de 1960 a profondément modifié l’anthropologie. Non seulement elle a désormais disposé des moyens de recueillir le détail de la formulation des propos, mais juste à ce moment-là, linguistes et philosophes ont proposé de nouveaux moyens d’examiner les matériaux ainsi recueillis. Dès lors, cette discipline a pu renouveler ses démarches, ses thèmes, et s’engager dans des échelles d’analyse de plus en plus microscopiques.
Comme l’avaient fait en leur temps Boas puis Lévi-Strauss, l’anthropologie est à nouveau allée chercher dans la linguistique les instruments de son renouvellement. Cette nouvelle phase méritait un examen circonstancié des modalités et des conséquences de cette transformation. Cette fois un appareil — le magnétophone — a focalisé un regard, des instruments d’analyse, des échelles et des objets nouveaux. L’examen de ce processus permet de préciser la direction des recherches actuelles, leurs objets et leurs démarches.