« Somme, c’est César... » Commentaire de César annoté par Montaigne

Michel de Montaigne

Jeudi 1er juin 2000 // COLLECTION
Histoire des textes / histoire de la pensée

2841031276 — 651 p. (23x17) broché — 183,00 € — Tirage 400 — Disponible

« Que l’honnêteté soit quelque chose, et même une vertu, à l’époque des opinions publiques, cela appartient assurément au cercle des opinions privées qui sont interdites. Aussi n’aurai-je pas loué Schopenhauer, je l’aurai simplement caractérisé, si je répète : il est honnête, même comme écrivain. Et si peu d’écrivains le sont qu’à vrai dire on devrait se méfier de tous les hommes qui écrivent.

Je ne connais qu’un seul écrivain que, pour l’honnêteté, je place aussi haut, sinon plus, que Schopenhauer : c’est Montaigne. En vérité, du fait qu’un tel homme a écrit, le plaisir de vivre sur cette terre en a été augmenté. Pour ma part, du moins, depuis que j’ai fait connaissance avec cette âme, la plus libre et la plus vigoureuse, il me faut dire de lui ce qu’il a dit de Plutarque : “À peine ai-je jeté les yeux sur lui qu’il me pousse une jambe ou une aile”. C’est à côté de lui que je me rangerais si le devoir m’imposait de choisir une patrie sur terre. »
Nieztche