Paul Celan et le corps juif

Alain Suied

Lundi 1er mars 2004 // COLLECTION
"Un jour, les dieux se retirent..."

2841030482 — 15p. (15,5x24,5) agrafé — 7,30 € — Tirage 800 — Disponible

« Le corps pense avant nous.
Le "moi", le corps Occidental considère le juif comme "différent" — et pourtant il lui apparaît comme immédiatement semblable. L’étrangeté du juif fantasmé par le sujet Occidental — c’est sa propre intériorité non reconnue.
Pour le névrosé raciste, pas de différence "visible". Ici, il faut les inventer, les projeter. Les imaginer. Les rendre images. Mais le corps lui-même n’est-il pas une simple image : cruel enseignement métaphysique Freudien !
L’exclusion idéologique du juif et de la source Hébraïque procède du même processus : le Christianisme n’est pas différent, ni d’une "autre" origine que judaïque — il est seulement positionné autrement face aux courants et aux sources païennes de l’Antiquité (Grec et Romain, principalement, et donc Égyptien), mêlé autrement au fond de violence et de déni de l’autre, dont la Pensée Biblique fut l’antithèse et marqua le refus. »

Alain Suied