Destruction de l’Homme, entre paroles et silences

Collectif

Samedi 1er janvier 1994 // COLLECTION
"Un jour, les dieux se retirent..."

2841030040 — 226 p. (14,5x24,5) broché — 38,10 € — Tirage 500 — Disponible

« Ce siècle - écrit Jean-Jacques Moscovitz - est, il a été déjà, celui qui a vu l’inhumain devenir humain : suppression des juifs et destruction des traces de la suppression... Tout le monde va mourir un jour, mais comme cela, à Birkenau, Soboibor, Treblinka, non. La première guerre mondiale avait organisé la mort de l’homme, les nazis ont programmé la mort de la mort, l’extermination et son effacement. »
Cinquante ans après, dans l’actuelle fin de notre siècle, « l’effet de silenciation » persiste, et la machinerie d’oubli entrave toujours la mémoire de ce qui se désigne des termes
déportation, collaboration, génocide..., ce passé que depuis peu, depuis le film de Claude Lanzmann en particulier, le signifiant shoah rend possible d’écrire.
Tout un chacun est convoqué à cette tâche inouïe de garder en mémoire ce qui a été oublié. Plusieurs auteurs tentent ici de répondre à cet appel muet. Et dans l’entrecroisement de leurs textes d’aujourd’hui, s’élabore une possibilité de parole future non oublieuse de l’innommable.